HISTOIRE DE LA DANSE JAZZ



En 1897 La Nouvelle Orléans étant un port très actif où il y avait une demande de plus en plus importante de plaisirs et de divertissements. Un Magistrat s'appelant STORY décida de réserver un quartier entier à cette de demande qu'il appela Storyville. D’ailleurs on ne sait pas si le Magistrat Story lui donna son nom volontairement ou justement parce qu’il était Magistrat et traitait surtout les dossiers criminels de ce quartier. Ce quartier deviendra le lieu de perdition par excellence : "gambling" (jeu), alcool, drogue, il y avait bien entendu des bordels, des bars, des dancing. Ce quartier permettait aux musiciens professionnels de venir jouer de la musique dans les maisons closes, pour accompagner les clients dans leurs danses avec les prostitués, danses très lascives et sensuelles appelées les "drags", les slow Drags (traîner, dans le sens bouger lentement collés l'un à l'autre, ventre contre ventre, se frotter. A observer dans le Film "la Couleur Pourpre" : séquence de drags, Chorégraphie de Donald Mc KAYLE ; "District Story Ville" qui montre la vie de tous les jours dans ce quartier et notamment les Drags dans les bordels). Ce qui explique aussi pourquoi quand les noirs font des ballets à caractère jazz souvent les thématiques sont soit l'histoire des esclaves soit la vie dans les bordels ou les quartiers malfamés, car cela représentait finalement leur vie de tous les jours.

 

Les danses populaires de l'époque étaient dansées par 4 à 6 danseurs qui exécutaient une série de pas. Ils étaient dirigés par un "meneur" qui coordonnait la danse ; "Changez de cavalière ! Changez de direction ! Et maintenant on tourne ! " Etc. (le maître de ballet).

Quand ces danses furent exécutées par des noirs ils empruntèrent des éléments traditionnels Africains comme par exemple le "shuffle" (qui est maintenant un pas de base pour les claquettes) et les frappes de mains.

Les danses européennes étaient basées sur des pas préétablis qui étaient arrangés sous une forme répétitive. Alors qu’au contraire les danses africaines se distinguaient par une improvisation individuelle sur des mouvements basiques.

La danse européenne se danse en couple (avec contact physique) ; face à face, côte à côte en se tenant par la main et dans des formations diverses.

La danse africaine se danse en cercle. Les noirs sont venus beaucoup plus tard à la danse de couple, cela ne faisait pas partie des traditions africaines car on différenciait la danse des hommes, celle des femmes et celle des occasions sociales, on distinguait des formations en cercles, en lignes, en files "indiennes" ou en rangées. Quand ils ont adopté la danse de couple au début ils ne la faisaient pas face à face mais côte à côte (Cakewalk). Toutes les danses étaient toujours accompagnées par la présence de ce rythme puissant et propulsif qui apparaissait dans les chants, les frappements de mains, de pieds et dans les pas de danse.

 

suite : La Minstrelsy


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