Quand on parle du commerce des esclaves
il faut surtout le situer sur la côte ouest de l'Afrique. Ce qui a essentiellement
touché les peuples du : Sénégal, Togo, Bénin (ancien Dahomey), Congo.
1518 : Importation des esclaves vers
les Antilles et plus particulièrement vers Hispanola (qui plus tard
sappellera Haïti).
En 1540 arrivaient aux Antilles jusquà
100 000 esclaves par an. A la fin du 19ème siècle on pouvait en compter
900 000 !
La première arrivée des esclaves
aux Etats Unis se situe vers 1619.
La période de la traite des esclaves
fut celle des grands Royaumes, des Etats et des cités puissantes.
En Afrique il existait une grande diversité de régimes, certains très
fortement structurés avec des Royaumes et des Rois, d'autres moins
organisés sur la base de clans de tribus ou de familles. On y trouvait
divers peuples comme les Jurouba, les Fon, les Ashanti, les Mandingo
et les Dahomey.
En dépit de cette diversité de tribus il
y avait des caractéristiques communes à la plupart des cultures africaines.
C'était l'importance des rapports sociaux qui n'étaient pas évident
à percevoir par les occidentaux.
Dans la culture africaine il n'y avait pas de distinction entre la
vie privée et la vie publique, tout était célébré par des fêtes,
des rites ayant comme support une musique ou des percussions spécifiques
pour chaque manifestation (mariages, naissances, mort).
La musique avait une place dominante
dans la culture africaine, les musiciens bénéficiaient d'un statut
privilégié.
Chaque cérémonie, chaque rite ou événement
social (guérison, mariage, naissance, mort, saison etc.) avait sa musique,
ses chants et ses rythmes.
Chaque Tambour appelle un Dieu
différent
Chaque Dieu a ses rythmes et
sa gestuelle.
Les Griots sont des musiciens professionnels,
qui se transmettent encore aujourd'hui le savoir de génération en génération,
ils chantaient pour le roi, ils accompagnaient les guerriers au combat
pour leur donner du courage.
La musique pour l'Africain est le moyen
dextérioriser la plupart des sentiments qu'il éprouve envers sa
tribu, sa famille et les gens qui l'entourent. On y trouve les chansons
des mères pour leurs enfants, celles des hommes pour courtiser les femmes,
celles des sorciers pour guérir ou influencer le temps.
La danse est un autre élément fondamental
de l'expression africaine, elle est indissociablement liée à la
musique. La danse est un langage de communication (la communication
non verbale), une histoire symbolique, elle rappelle ce qui s'est passé
dans le temps ancien, c'est une forme de méditation. C'est à la fois
un art du spectacle, un jeu, un art de vivre, une manière d'exprimer
intensément le rapport de l'homme à la nature, un langage universel,
et une thérapie.
Contrairement à ce que l'on peut penser
ce ne sont pas les blancs qui ont commencé le commerce de l'esclavage,
c'était une tradition qui était établie chez le "noir" depuis
de siècles. Il y avait la traite des esclaves du bas de l'Afrique de
l'Ouest et les noirs du Sahara, les blancs n'ont fait qu'amplifier ce
phénomène et l'ont étendu à l'échelle mondiale.
Le voyage vers les Antilles se passait
dans des conditions épouvantables, "le négrier" était satisfait
sil réussissait à transporter à bon port 50% de sa cargaison.
Pour garder les esclaves en bonne forme on les obligeait à danser
sur le pont à coup de fouet. A leur arrivée on les "parquait"
dans des centres en les obligeant de nouveau à danser. Ces danses sous
contrainte ont permis cependant aux esclaves noirs de conserver et de
perpétuer leurs traditions, elles furent ensuite utilisées pour leur
permettre de s'identifier. La contrainte se mélangeait à des besoins
d'appartenance à un groupe.
Les esclaves ont été confrontés à quatre
cultures radicalement différentes de la leur : la culture française,
esp
agnole, portugaise et anglaise. Les noirs
ayant par tradition une grande facilité d'adaptation se sont développés
selon la culture de leurs maîtres, ce qui a provoqué des développements
complètement différents d'une ethnie à l'autre.
Les Ashanti sont allés chez les Anglais,
les Congolais, chez les Espagnols et chez les Dahoméens qui cultivaient
la religion du Vaudou, il y avait des colonies à Haïti en Louisiane
et en Nouvelle Orléans.
Il y eut aussi une autre différence supplémentaire
qui influença considérablement l'évolution des noirs : ce fut la religion.
Les esclaves ont été confrontés aux Catholiques et aux Protestants Anglicans.
Au niveau musical, la musique des pays
latins était beaucoup plus riche rythmiquement.
Jusquau 18éme siècle on dansait même
dans les églises les danses sacrées appelées les "Calendes".
La population noire a adapté ces danses et les a "créolisé"
en leur y ajoutant des rythmes. Ainsi de nouvelles danses sont apparues,
de cette fusion sont nées des danses telles que : la
Rumba, la Béguin ou la Samba au Brésil.