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HISTOIRE DE LA DANSE JAZZ


Introduction
La danse africaine

La traite des esclaves
L'église et son influence
La Nouvelle Orléans
Storyville
La Minstrelsy
Irène et Vernon Castle
1920
Chronologie
Notes et Bibliographie

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1518 - La traite des esclaves

 

Quand on parle du commerce des esclaves il faut surtout le situer sur la côte ouest de l'Afrique. Ce qui a essentiellement touché les peuples du : Sénégal, Togo, Bénin (ancien Dahomey), Congo.

1518 : Importation des esclaves vers les Antilles et plus particulièrement vers Hispanola (qui plus tard s’appellera Haïti).

En 1540 arrivaient aux Antilles jusqu’à 100 000 esclaves par an. A la fin du 19ème siècle on pouvait en compter 900 000 !

La première arrivée des esclaves aux Etats Unis se situe vers 1619.
La période de la traite des esclaves fut celle des grands Royaumes, des Etats et des cités puissantes. En Afrique il existait une grande diversité de régimes, certains très fortement structurés avec des Royaumes et des Rois, d'autres moins organisés sur la base de clans de tribus ou de familles. On y trouvait divers peuples comme les Jurouba, les Fon, les Ashanti, les Mandingo et les Dahomey.

En dépit de cette diversité de tribus il y avait des caractéristiques communes à la plupart des cultures africaines. C'était l'importance des rapports sociaux qui n'étaient pas évident à percevoir par les occidentaux.

Dans la culture africaine il n'y avait pas de distinction entre la vie privée et la vie publique, tout était célébré par des fêtes, des rites ayant comme support une musique ou des percussions spécifiques pour chaque manifestation (mariages, naissances, mort).

La musique avait une place dominante dans la culture africaine, les musiciens bénéficiaient d'un statut privilégié.

Chaque cérémonie, chaque rite ou événement social (guérison, mariage, naissance, mort, saison etc.) avait sa musique, ses chants et ses rythmes.

Chaque Tambour appelle un Dieu différent
Chaque Dieu a ses rythmes et sa gestuelle.

Les Griots sont des musiciens professionnels, qui se transmettent encore aujourd'hui le savoir de génération en génération, ils chantaient pour le roi, ils accompagnaient les guerriers au combat pour leur donner du courage.

La musique pour l'Africain est le moyen d’extérioriser la plupart des sentiments qu'il éprouve envers sa tribu, sa famille et les gens qui l'entourent. On y trouve les chansons des mères pour leurs enfants, celles des hommes pour courtiser les femmes, celles des sorciers pour guérir ou influencer le temps.

La danse est un autre élément fondamental de l'expression africaine, elle est indissociablement liée à la musique. La danse est un langage de communication (la communication non verbale), une histoire symbolique, elle rappelle ce qui s'est passé dans le temps ancien, c'est une forme de méditation. C'est à la fois un art du spectacle, un jeu, un art de vivre, une manière d'exprimer intensément le rapport de l'homme à la nature, un langage universel, et une thérapie.

Contrairement à ce que l'on peut penser ce ne sont pas les blancs qui ont commencé le commerce de l'esclavage, c'était une tradition qui était établie chez le "noir" depuis de siècles. Il y avait la traite des esclaves du bas de l'Afrique de l'Ouest et les noirs du Sahara, les blancs n'ont fait qu'amplifier ce phénomène et l'ont étendu à l'échelle mondiale.

Le voyage vers les Antilles se passait dans des conditions épouvantables, "le négrier" était satisfait s’il réussissait à transporter à bon port 50% de sa cargaison. Pour garder les esclaves en bonne forme on les obligeait à danser sur le pont à coup de fouet. A leur arrivée on les "parquait" dans des centres en les obligeant de nouveau à danser. Ces danses sous contrainte ont permis cependant aux esclaves noirs de conserver et de perpétuer leurs traditions, elles furent ensuite utilisées pour leur permettre de s'identifier. La contrainte se mélangeait à des besoins d'appartenance à un groupe.

Les esclaves ont été confrontés à quatre cultures radicalement différentes de la leur : la culture française, esp

agnole, portugaise et anglaise. Les noirs ayant par tradition une grande facilité d'adaptation se sont développés selon la culture de leurs maîtres, ce qui a provoqué des développements complètement différents d'une ethnie à l'autre.

Les Ashanti sont allés chez les Anglais, les Congolais, chez les Espagnols et chez les Dahoméens qui cultivaient la religion du Vaudou, il y avait des colonies à Haïti en Louisiane et en Nouvelle Orléans.

Il y eut aussi une autre différence supplémentaire qui influença considérablement l'évolution des noirs : ce fut la religion. Les esclaves ont été confrontés aux Catholiques et aux Protestants Anglicans.

Au niveau musical, la musique des pays latins était beaucoup plus riche rythmiquement.

Jusqu’au 18éme siècle on dansait même dans les églises les danses sacrées appelées les "Calendes". La population noire a adapté ces danses et les a "créolisé" en leur y ajoutant des rythmes. Ainsi de nouvelles danses sont apparues, de cette fusion sont nées des danses telles que : la Rumba, la Béguin ou la Samba au Brésil.

 

suite : L'église et son influence

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